Origine du christianisme en Helvétie romande

L’établissement du christianisme dans l’Helvétie romande provient de paroles évangéliques prononcées assurément lors de l’installation définitive des peuplades immigrées ; ces derniers se fixèrent à demeure dans les villes naissantes et prirent la direction effective de leurs fidèles. Ces hommes devinrent ainsi les premiers évêques de l’église encore embryonnaire.
La tradition admet généralement que les Burgondes comptaient dans leurs rangs bon nombre de chrétiens ayant reçu le baptême des mains d'un évêque de Trèves. Ils apportaient les doctrines ariennes, favorites des princes et du peuple; ils établirent en Helvétie des prêtres et des évêques ariens.
Sous le régime de Gondebaud, l'influence arienne diminua; ce prince, tout en respectant la religion de son peuple sut se concilier le clergé catholique. Sigismond, fils de Gondebaud, se convertit à l'orthodoxie et, devenu en 516 maître du royaume, il combla de ses largesses les église catholiques. 

Le premier évêché en Helvétie romande fut fondé à Avenches. L’époque de cette fondation est très incertaine mais elle se pourrait que cet évêché remonte au temps de Constantin, premier empereur romain converti au christianisme en 313.  Ces premiers chefs ecclésiastiques ne peuvent être comparés aux somptueux princes que furent plus tard les évêques de Lausanne, Genève, Bâle et Sion.

Avenches n’offrait pas au chef de l’église romane un asile luxueux à causes des invasions barbares. L’évêque Marius transporta (entre 586 et 593) le siège épiscopal à Lausanne ; il y trouva une église achevée, embryon de notre cathédrale. La charité l’aida puissamment  à pénétrer le peuple. Non pas que l’âme, peu cultivée des Burgundes et des Francs s’enthousiasma à l’ouïe des paroles fraternelles, mais c’est par des présents que l’on obtient le salut de son âme. Par ce fait, la puissance de l’Eglise grandit. Les successeurs de Marius étendirent leur pouvoir épiscopal dans toutes les églises au bord du Léman aux rives de l’Aar ; entourés de nombreux clergés, prêtres, lecteurs. Ce clergé était rattaché à la principale cathédrale de Lausanne. Dans les campagnes, des missionnaires célébraient le culte dans des chapelles de plus en plus nombreuses.
L'évêque Marius (saint Maire) à Lausanne. Il est enseveli dans l'église Saint-Thyrse, siège cathédral, qui deviendra Saint-Maire.

Au IVe siècle, en même temps que se développait la hiérarchie ecclésiastique, le monacisme prenait en Helvétie une importance considérable. Les moines fondèrent des couvent un peu partout en Suisse romande.

Origine du Christianisme

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