Les briquetteries et Tuileries

La meilleure argile se trouvait sur les bords de la Venoge. Aussi est-ce dans ses environs que s’établirent vers le milieu du XVIIIe siècle deux briqueteries perfectionnées, celle de Cuénod, à Epenex près de Renens, et celle de Vulliemin et Curchod à Bussigny. D’autres briquetteries s’établirent également par la suite à Goumoens-la-Ville, Bussy, Lonay, Préverenges et Villars-sous-Yens.
La préparation des tuiles à la main et la cuisson était encore une occupation accessoire de l’agriculture. Les paysans qui possédaient de beaux gisements d’argile les exploitaient et cuisaient dans de petits fours rudimentaires pour les besoins locaux.
Il existait de nombreuses petites tuileries rustiques dans les localités suivantes :
Saint-Triphon, Bière et Mollens, Cudrefin, Cossonay et Pampigny, Epalinges, Praz-Séchaud, Etoy et Bussigny, Bercher et Peyres-Possens, Baulmes, Corcelles, Romainmotier, Oron et Palézieux, Payerne, Rolle, Vinzel, Yverdon, Yvonand.

Cheminée briquetterie
Cheminée briquetterie

Deux familles, les Barraud et les Morandi (originaires du Malcantone), modernisent l'industrie de la terre cuite. Le moulage à la machine remplaça le traditionnel moulage à la main, le four Hoffmann se substitua aux anciens modes de cuissons, l’emploi de presses et machines à couper, d’élévateurs, de séchoirs. Bientôt, la mécanisation s’étendit à toute la fabrication et les tuileries purent alors être exploitées toute l’année. Suite à cette modernisation, la branche se réorganisa et une importante concentration eu lieu :
Les Barraud sont à Bussigny dès 1872, à Eclépens (1894), à Chavornay (1904), rachètent la briqueterie d'Yverdon (1919) et construisent l'usine de Bardonnex en 1943.
Les Morandi achètent en 1889 la tuilerie de Corcelles-près-Payerne (1864), puis la briqueterie de Payerne (1934), celle de Peyres-Possens (1944), reprennent Bussigny et Bardonnex en 1953 avec Gétaz Romang Ecoffey SA, plus tard Chavornay et Yvonand. Le groupe Morandi passe en 2010 à la Ziegelei Rapperswil.
Dès la fin du XIXe et surtout au début du XXe, l’augmentation de la force motrice employée permit à cette branche de s’ouvrir à l’ère moderne.
Lien vers DHS­

Des tourbières étaient exploitées à différents endroits, dans les marais d’Aigle, d’Avenches, de Boussens, d’Entreroche, d’Yverdon et à la Vallée.

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